jeudi 28 mars 2013

Facebook : l'énorme banane

Aucun paradoxe ne me surprend plus que la popularité de Facebook pour les entreprises. Comme vous le savez probablement, je ne suis pas un grand fan de cette plateforme... Pas un grand fan, vraiment ? Pas exactement :

Je ne suis PLUS un grand fan.

Eh oui : j'ai aimé Facebook. Je l'ai vraiment aimé, voilà. C'est dit. Débarqué de je ne sais où, ce réseau social arrivait en plein milieu de l'age d'or des blogs. On était encore là à se poser des questions métaphysiques sur Delicious et Technorati. On parlait pas mal d'identité numérique, et à vrai dire on n'était pas encore tout à fait à l'aise à l'idée d'utiliser notre vrai nom sur Internet. Était-ce il y a longtemps ? Sur l'échelle du net, oui, mais sur l'échelle d'une vie, c'est dérisoire : après avoir ouvert mon compte Twitter en quelques mois plut tôt, j'ouvrais mon compte Facebook... en août 2007. C'était génial. J'y trouvais mes amis, petit à petit car au début c'était franchement désert et y'avait que des américains, mais c'était ludique. Peu de temps après, ça s'est accéléré : naissance des pages, ces profils dédiés aux marques et entreprises, rapidement détournées en bêtises en tous genres par les adolescents et autres grands enfants. Le grand jeu consistait alors à "Devenir Fan" de - et non pas indiquer "J'aime" - tout et n'importe quoi. C'était drôle. Et puis les pages se sont diversifiées puis ont muté entre cette période et 2010, quand "Devenir Fan" est effectivement devenu "J'aime".

Pour re-situer : quand on aimait une page, on recevait toutes ses mises à jour. C'était top, je repense au groupe de musique de mes potes de lycée qui s'est lancé comme ça, en indiquant ses dates de show dans divers bars parisiens. Leurs fans les suivaient. Ils ne loupaient RIEN. Et les marques ne voulaient pas rater l'opportunité de faire pareil. Présentes sur Facebook de manière plus ou moins hasardeuse et depuis plus ou moins longtemps, elles voulaient des "Likes". Toujours plus de likes... car le like est quantifiable.

- "Facebook, on veut des likes !"
- "Mais c'est très simple, Entreprise. Tu veux des likes ? Paye des Facebook Ads !"


Aussi simple que cela était le deal proposé. Contre deniers sonnants et surtout trébuchants, Facebook offrait la possibilité d’apparaître dans l'onglet latéral des utilisateurs ciblés par la marque avec un lien pour "Aimer" la page en question. Délicatement, la banane se constituait. Chez Facebook, comme pour beaucoup de start-up sous les projecteurs, une seule inquiétude : satisfaire le désir de ces marques qui pourront apporter à la plateforme le crédit qui lui fait tant défaut face aux mécréants qui se permettaient d’émettre des doutes quant au futur des réseaux sociaux, considérés alors comme la dernière lubie à la mode. Les marques, crédules (mais surtout beaucoup d'agences avec du budget à cramer et des chiffres à avancer), ont donc succombé à la facilité déconcertante avec laquelle le recrutement de milliers de "Likes" pouvait se faire moyennant finances. Cela a donné lieu à quelques dérives comme l'achat de faux "Likes" par des marques pas forcément peu scrupuleuses mais ne voyant en ce compteur qu'un gros chiffre à afficher et commençant déjà à perdre de vue leur raison d'être sur cette plateforme : au pire faire du marketing, au mieux avoir un lien privilégié avec ses utilisateurs et créer des échanges intéressants.

Et puis soudain : Facebook décide que seul un maigre pourcentage de ces gens qui ont cliqué "Like" sur une page verra ses publications. L'étonnant coup de théâtre ? En créant ce "problème", ils ont aussi proposé la solution pour le résoudre : les fameux Promoted Posts. Et aussi étonnant que cela puisse paraître... cet odieux racket n'a généré aucun départ de la part des marques.

- "Facebook, comment je peux toucher + d'abonnés ?"
- "Mais c'est très simple, Entreprise. Tu veux de l'engagement ? Paye des Promoted Posts !"


Et c'est là que tout bascule. La mise en place de l'EdgeRank couplée à l'annonce des Promoted Posts avec en bonus l'entrée en bourse de Facebook exposait pourtant bien la banane, faut dire que sur ce coup, faut pas être bien malin pour ne pas s'en apercevoir. Cette banane pourrait aussi bien être encore plus énorme qu'elle ne l'était déjà puisque Facebook a laissé son outils de stats bugué pendant DES MOIS. Un bug qui affichait... diantre, mais c'est bien sûr ! Un Reach diminué par rapport à la réalité ! De là à dire que la coïncidence est troublante et qu'elle ait généré un max de cash en Promoted Posts, il y a un pas que je franchis allègrement et sans même sourciller.

Voilà pourquoi je n'aime plus Facebook. On nous prend tous pour des pigeons. Les marques ne touchent plus personne. Les utilisateurs ne comprennent pas l'EdgeRank et se plaignent de ne plus voir les actions des gens qui les intéressent vraiment, pourquoi ? Guess what, ce sont des humains et leur affinité avec quelqu'un n'est pas définie par leur nombre d'interractions online ! FUCKING GENIUS. 

Alors quand en prime aujourd'hui je vois des pages de marques avec un peu plus d'un millions de "Likes" avoir en gros 30 commentaires/partages et 200 à 500 likes par posts, je me pose sérieusement la question de l’intérêt même de la création de ces contenus. Heureusement que les sacro-saints Promoted Posts font pousser des ailes ! Paf, tu payes, paf, 3000 likes, autant de partages et 500 commentaires sur la même page ! Génial non ?!

Comment, cela fait à peu près 0,6% d'engagement en admettant que chaque action vienne d'une personne différente (indice : nope) ?! Mais... c'est de la m*rde non ?

C'est la réaction normale que vous devriez avoir face à ce genre de chiffres. Enfin, si vous ouvrez les yeux et que vous avez un minimum de bon sens et d'honnêteté pour vos clients, cela va de soi. Bonne chance courage.

vendredi 8 février 2013

Petites confidences

Je sais que les Gurus et autres Experts vous ont dit des choses, ou vous ont impressionné avec des présentations PPT aux transitions variés. Ça semblait beau, pro, léché. Ça envoyait du rêve et répondait à vos questions par ce que vous vouliez vous voir répondre. Mais voilà...

Confidence : la "meilleure heure pour publier sur Facebook" n'existe pas.

That's right Bambi. Et pourtant des articles sur le sujet il y en a ! La vérité, c'est qu'un post Facebook disparaît quasi totalement après quelques minutes, à cause de l'EdgeRank. Que votre public n'est pas le public de toutes les autres pages. Que vous devez trouver le meilleur temps ou le meilleur jour pour poster pour eux, et non pour vous. Et... que ça demande du travail. Désolé ! :(
Quel beau soufflé !

Confidence : les 3/4 des outils de "social media analytics" sont inutile et chers.

Radian6, Bidule Pro, Wildtruc Pro, le tout à ouate-bazillion de dollz'... Soyons clairs : les pros n'en n'ont justement pas besoin. Certains outils clairs et concis vous facilitent la vie, comme Crowdbooster pour avoir des stats rapides et claires sur des éléments mesurables. Mais tout le bullshit autour de l'analyse du sentiment par exemple... si votre CM fait bien son job et ses repportings, c'est totalement inutile. Pour ça, ce pauvre bougre doit relever des stats et surtout les commentaire, puis les étudier... ce qui sous entend, eh oui, que ça va nécessiter du travail. Oh non :(
Cher et moins sexy qu'une feuille Excel

Confidence : les jeux concours, faites-en moins, faites-en mieux.

Cool : faire un jeu concours pour les fans de la marque, leur proposer des lots et des questions sympas en rapport avec vous, en profiter pour les remercier de vous suivre, les inviter à vous rencontrer avec le reste de l'équipe pour récupérer leur lot s'ils le souhaitent.
Pas cool : faire un jeu pour gagner des fans qui seront de toute façon des concouristes, dans le vent, pour vider votre budget mensuel de dotations. Envoyer un vulgaire mail type aux gagnants. Les obliger à être fan ou à opt-in à votre spam-letter pour participer. Manger du tofu.
Il va falloir retrousser ses manches, parce que c'est pas gagné apparemment. Ai-je mentionné qu'il allait falloir... travailler ? Woops !
Clique sur "j'aime" si toi aussi !

Confidence : vos abonnés sont des gens, pas des cibles

Là où le marketing est quelque chose de plus ou moins calculable, les gens qui ont choisi de vous suivre sur les divers canaux sociaux que vous utilisez ne sont pas là pour boire vos messages publicitaires au milieu de leur flux mais bel et bien pour échanger et vous faire des retours. C'est fou, ils agissent presque comme des... humains ! Dingue non ? Il faut donc nouer une relation avec eux. Ce n'est ni de l'amour, ni de l'amitié, et en aucun cas du marketing. C'est quelque chose d'autre. Appelez-le comme vous voulez. Mais contrairement au flux asymétrique du marketing tradi, ici, ça va dans les deux sens. Ça demande du temps... et encore du travail. Diantre !
Headshot ? Nope !

Confidence : prévoir si "ça va devenir viral", c'est comme deviner la météo avec un dé à 100 faces

La quête du buzz, meilleur moyen de faire quelque chose de froid et de bruyant. Passez moins de temps à harceler votre Community Manager pour savoir si tel ou tel contenu sera "viral"... Dans le meilleur des cas, il n'en sait rien. Dans le pire, il vous ment. Et s'il vous donne carrément un chiffre... donnez lui le plan vers la sortie. Votre Community Manager peut vous donner un insight de ce qu'aiment vos abonnés de manière générale, des dernières tendances, et j'en passe. Mais il ne peut pas vous garantir qu'un contenu deviendra "viral", et vous savez pourquoi ? Parce qu'encore une fois, vos abonnés sont des humains. Et les humains sont totalement imprévisibles. Du coup, pour pouvoir vous conseiller au mieux et vous empêcher un bad-buzz ou vous donner + de chances de réussir, et vous expliquer qu'il ne peut pas vous garantir "un nombre de vue, un ordre d'idée quoi !" ça lui demande... du travail. Fichtre !
La grippe, elle, se propage seule

Confidence : si votre produit ou service est mauvais, réparez-le avant de débarquer sur les médias sociaux

Ne gaspillez pas vos ressources : le temps et l'argent sont deux choses précieuses. Aller sur les réseaux sociaux avec un produit bancal... Pourquoi ? Quand on parlait de "se lancer dans le SM", on parlait de Social Media, pas de Sadomasochisme. Les réseaux sociaux sont un excellent moyen de montrer votre savoir-faire, de nouer des liens, et d’obtenir des feedbacks à moindre coût, certes. Mais si votre service de chambre est mauvais, mieux vaut éviter de demander à vos invités de signer votre livre d'or à la sortie. Ca va demander de la maturité, de la patience et... du travail. Palsambleu !


Vous aussi, vous avez probablement d'autres confidences : n'hésitez pas à les partager avec moi, ici, dans ce petit espace confidentiel entre vous moi et Internet. 

mercredi 9 janvier 2013

Social Media Malaise

Pourquoi tant de haine ? Pourquoi ce petit moment gênant quand on doit dire "je suis Community Manager" ? Pourquoi ce sourire appuyé de votre interlocuteur quand vous lui répondez cela ? Le hasard ? Certainement pas.

L'enfer, c'est les autres.

Les autres, ce sont ceux qui étaient là au début. Ils ont vu comment ils pouvaient spam - pardon - "driver du trafic" grâce aux réseaux sociaux. Ils se sont dit que c'était génial, et ont commencé à faire du marketing ou à se fixer des objectifs de ventes via ces réseaux sociaux. Peut-on leur en vouloir ? Pas forcément, après tout c'était encore tout neuf et il fallait donc un temps d'adaptation ou devrais-je plutôt parler de temps de réaction pour comprendre que l'approche était mauvaise. Le problème, c'est que plutôt qu'étudier ces plateformes et s'y adapter, ils ont tout juste pris la peine de calculer combien de caractères il fallait dans un post et à quels horaires il fallait les poster pour que ça transforme en plus de clics. Parfois même, ils se fendaient d'une infographie pour rappeler l'importance de ce travail effectué avec une rigueur quasi-scientifique. Seulement, si étudier le vide est important en science, ça l'est moins dans notre domaine.

"[Random social media marketing bullshit] to drive trafic & maximize engagement"


Un grand pouvoir, etc.

Influents et influenceurs autoproclamés, ils faisaient beaucoup de bruit et attiraient sur eux les regards ébahis de jeunes pousses se disant "je veux bosser dans le web / la com' / le DJ-tail". De ce fait, le domaine étant toujours relativement neuf, ils étaient alors des modèles, des références (si les vieux loups du web se souviennent de leurs noms, moi non), et beaucoup se sont dit que s'ils maîtrisaient les outils, ils pourraient en faire leur métier. Or, si je suis très habille avec un marteau, je suis bien incapable de bosser dans le bâtiment : mi-2012, plus de la moitié de la profession découvrait enfin l'EdgeRank de Facebook et ne jurait que par Pinterest (que personne sauf eux ainsi qu'une micro-sphère de clients dans le domaine de la mode luxe utilisaient). Admirez cette translation du point A situé au centre de ma main jusqu'au point B se situant au beau milieu de mon front. Vous ne faites que l'imaginer ? Rassurez-vous, ça me suffit.

Il faut dire qu'ils ne sont pas aidés.


2013 c'est ton année, Roger.

Alors aujourd'hui, quoi ? On voit pas mal de Community Managers retourner plus ou moins leur veste et se découvrir une soudaine éthique. Haro sur le mass-follow, haro sur l'achat de Likes, haro sur les opé bloggeurs-influents... Pourquoi pas, après tout c'est le résultat positif qui en découle qui m'importe vraiment. Trop de dégâts ont déjà été infligés au web dit "SOCIAL" et les CM passent presque tous pour des rigolos... A tel point qu'il est devenu normal d'aller troller sur les pages Facebook pour voir quelle pirouette effectuera notre gentil ménestrel afin d'amuser le peuple. Vous animez une communauté, vous n'êtes pas le bouffon de la Cour et ni votre marque ni sa page Facebook ou autre n'est son paillasson.

Et enfin comment faut-il le dire, vous êtes sur un média "social" ? Il y a SOCIAL DANS LE NOM. SOCIAL ! Est-ce vraiment si compliqué ? Alors arrêtez de faire l'autruche qui ne fait que poster et répondez/interagissez avec vos abonnés/fan/whatever ! Vous avez LA CHANCE d'avoir un contact quasi direct avec eux et au lieu d'en profiter, d'apprendre à les connaitre ou tout simplement, répondre à leurs questions et remonter leurs retours, vous... vous leur déversez un vomi publicitaire au beau milieu de leur flux. ET CA ROGER TU NE SAIS PAS A QUEL POINT ÇA M’ÉNERVE OH QUE ÇA M’ÉNERVE. Heureusement pour nous tous, 2013 sera l'année cruciale qui mettra les projecteurs sur les Community Managers (et donc les marques qu'ils représentent, rappelons-le) qui ont un minimum de considération pour les fans/communautés qu'ils gèrent tout en ne laissant pas se transformer un espace d'échange et de discussion... en fosse aux lions.

Alors Roger, je compte sur toi : en 2013, ne déconne pas.




jeudi 27 décembre 2012

En 2013, on sucre les fraises

Eh bien mes amis. Que de bêtises lues et entendues sur le Social Media Management (et son copain le Community Management) cette année 2012. Parlons rapidement de quelque chose de marquant : la démocratisation du sujet en France.

En effet, que ce soit des entreprises ou du grand public, 2012 a vraiment marqué le coup (enfin !) dans notre beau pays, nous permettant à tous de rattraper l'espèce de retard considérable que nous avions face aux pays anglo-saxons. Les habitudes de consommation ou d'utilisation de médias sociaux ont évolué, merci au médias traditionnels incluant désormais Hashtags et articles traitants du web et des interactions s'y produisant (merci Valoche pour ton tweet, du coup). Politiques, ados, instits, tout le monde s'y met et c'est tant mieux. Par contre, cette nouvelle vague de popularité a offert la possibilité aux charlatans du web de mettre facilement une pilule au premier quidam venu : achat de likes, de +1, de followers ou encore de vues sur YouTube, tout y passe, fête du slip. On verra bien ce qui va se passer en 2013... et c'est d'ailleurs le sujet de ce premier post sur ce blog.

Vie privée : la grande prise de conscience

Vous allez aimer.
Le Facebook-fiasco de 2012 (le fameux bug - démenti et re-démenti par Facebook - au final personne ne sait vraiment) est le résultat d'un désamour grandissant pour la plateforme de la part de ses utilisateurs se rendant compte que presque tout ce qu'ils font est public. Du coup, même si c'était déjà assez explicite grâce à des grosses icônes indiquant ce qui était public de ce qui ne l'était pas, Facebook était la victime parfaite du lynchage populaire. Mérité ? Pas totalement. Innocent ? Pas totalement non plus. D'autres réseaux en profitent largement, comme Google+ qui met un point d'honneur à indiquer et à laisser le contrôle total de la visibilité du profil et des posts à ses utilisateurs, possède des conditions d'utilisation lisibles par des humains, une suppression de compte simple et rapide (quasi immédiate sans possibilité de récupération des données là ou Facebook conserve certaines données ad vitam) et j'en passe. Twitter de son côté, joue le rôle de l'équilibriste : fin 2012, nous avons enfin la possibilité de récupérer une archive de nos tweets.
En 2013, la gestion de la vie privée fera la différence et Facebook a commencé le chantier, bien que ça ne soit toujours pas si évident pour tout le monde et pas même pour la propre famille de notre Mark adoré.

La Guerre des chiffres : l’essor du e-kiki

Sortez les sondes.
Le sport favoris de nos 3 challengers principaux est l'annonce de chiffres. Normal, on en redemande ! Cependant, en 2012 c'était vraiment très moche encore une fois pour notre vilain gros Facecanard, avec des annonces toujours plus fantaisistes les unes que les autres (1 milliard de comptes actifs - mais oui coco, bien sûr :) - et le scan de vos messages privés pour gonfler ses compteurs de "like" sur les URL). Twitter n'est pas en reste, avec une annonce de 170 millions de comptes actifs quotidiennement, et Google+ avec 500 millions de comptes dont 135 millions d'actifs uniquement via l'app mobile ou le site web et 250 millions au total si on compte les utilisateurs actifs des produits reliés à Google Plus. Que veulent dire ces chiffres pour le quidam ? Rien. Concrètement, Facebook sort un chiffre de son chapeau, Twitter parle de comptes actifs et non d'utilisateurs alors divisez ce chiffre par deux pour virer les flux RSS et autres bots, et enfin pour Google+ on a la totale histoire de bien pouvoir comparer : le gros stock (500 millions) pour FB, le stock global (250 millions) pour Twitter, et enfin le fameux 135 millions d'actifs spécifiquement sur l'app G+ et le site web Google+ qui est un peu le suppositoire qui met tout le monde d'accord. Cette petite guerre n'est pas là pour monsieur tout le monde, mais pour les entreprises et les investisseurs qui ont besoin de données claires et comparatives - ainsi que pour les gens comme moi dont c'est un peu le métier.
En 2013, cela va s'accentuer jusqu'à ce que ça en devienne ridicule.

La TV connectée : vers une compréhension des attentes du consommateur

Meilleure illustration 2012 sur ce blog.
Ils ont essayé. Oh oui, ils ont essayé de combiner la TV et l'ordinateur. Et de plus en plus, ils essayent de combiner la TV et le web. Approche un peu moins maladroite, certes, mais au final l'utilisateur adore avoir son fameux "deuxième écran" avec lui pour SMS sa copine sur le déroulement du match ou de l'épisode, ou critiquer de manière acerbe des candidats de télé-réalité. Ce que l'utilisateur veut sur sa télé, c'est YouTube et la possibilité de broadcaster du 140 caractères  Pas la peine de rajouter des milliers d'applis toutes plus inutiles les unes que les autres : l'utilisateur qui veut ça, il a un PC ou un média center connecté. Pas une télé Frankenstein avec un système propriétaire dessus. En essayant de créer des besoins, tout ce qu'on fait c'est créer l'agacement de l'utilisateur lambda. N'est-ce-pas, Interface de Windows 8 ?
Du coup, pour 2013 : la TV connectée peut lire et broadcaster des tweets, accéder aux plateformes de streaming, et asta la vista, bébé.


La vidéo les gars. La vidéo.


S'il y a bien quelque chose qui va changer la donne en 2013, c'est bien la vidéo. La vidéo, c'est cette chose qui, bien faite, vous garde attentif pendant plusieurs minutes sur un sujet. Et je dirai même plus : la vidéo interactive. Avec des clics, avec des gestes, avec des "shazamez cette vidéo", avec des sons, avec des gens (hangouts !), avec des présentateurs qui vous demandent de tweeter, avec des apps connectées, etc... Le 2ème écran est intégré doit être simple et cohabiter avec le flux vidéo en cours. N'oublions pas non plus que presque personne ne lit les livetweets à part les pubards et les agences de com' qui ont vendu le concept à la chaîne. Les gens ont besoin de piailler leur avis, pas d'écouter celui des autres.

+Sebastien Defrance va enfin arrêter de râler et de donner son avis à la con sur tout.

Nope. D'ailleurs, bonus : 2013 serait l'année de Google+. Nous y sommes, et ce statement donnera lieu à un autre article.

Vous avez une petite prédiction 2013 côté Social Media ?